Le développement des activités humaines accroît l’effet de serre, avec pour conséquence une augmentation de la température à la surface du globe et un risque d’importants changements climatiques sur la planète. La communauté internationale a pris conscience de l’enjeu et élabore des mesures pour lutter contre ce phénomène.
L’effet de serre est un phénomène physique naturel. Présents en petite quantité dans l’atmosphère, certains gaz comme le gaz carbonique ou le méthane retiennent une large part du rayonnement solaire. Ils permettent ainsi le maintien sur Terre d’une température moyenne d’environ 15°C. Sans eux, la température globale atteindrait à peine -18°C.
Mais le développement économique, historiquement fondé sur l’utilisation de sources d’énergies fossiles (charbon, pétrole…), a entraîné des émissions croissantes de ce type de gaz, appelés "gaz à effet de serre".
Résultat : comme l’indique le dernier rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), publié en février 2007, la concentration de gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère a progressé de 35% entre 1750 et 2007. Et le rythme semble encore s’accélérer. Selon une étude internationale, dont les premiers résultats ont été publiés fin mai 2007 par l’Académie des sciences américaine, les émissions anthropiques de CO2 ont progressé, de 3% par an depuis le début du XXIe siècle, contre 1,1% au cours des dernières années du siècle précédent.
Conséquence : la température à la surface du globe augmente de façon très rapide. Depuis le début du XXe siècle, elle s’est accrue de 0,6°C (0,9°C en France) et pourrait prendre de 1,8 à 4°C supplémentaires au XXIe siècle, toujours selon les scientifiques du GIEC. Cette hausse serait alors beaucoup plus importante que toutes celles survenues au cours des 10 000 dernières années. Ce réchauffement risque à son tour d’entraîner d’importantes modifications climatiques. Il pourrait par exemple rendre plus fréquents les phénomènes météorologiques extrêmes (tempêtes, inondations, canicules…). Il contribuera aussi à bouleverser des milieux écologiques fragiles, telle l’Amazonie, l’Arctique, les zones littorales, les régions deltaïques, etc.











